RADIO KILLS THE VIDEO STARS /

SIDE A /
DAVIDE BALULA, CELESTE BOURSIER-MOUGENOT, DANICA DAKIC, CEAL FLOYER, JESPER JUST, JAN KOPP, CHRISTIAN MARCLAY, CARSTEN NICOLAÏ, CAECILIA TRIPP /
Oeuvres de la collection du Frac Champagne-Ardenne /

Du 25 novembre au 30 décembre 2005
Vernissage le 24 novembre 2005 à partir de 18h00

SIDE B /
LILIANA BASARAB, ISABELLE CORNARO , ADRIANA GARCIA GALAN, BENOIT MAIRE, MIHNEA MIRCAN, WAGNER MORALES, EMILIE PITOISET, KOKI TANAKA, ADAM VACKAR /
Artistes résidents du Pavillon, Laboratoire de recherche artistique du Palais de Tokyo, site de création contemporaine /
Sur une proposition de Laurence Hazout-Dreyfus /

Du 12 janvier au 5 février 2006
Vernissage le 12 janvier 2006 à partir de 18h00

LE COLLÈGE /FRAC / FONDS RÉGIONAL D’ART CONTEMPORAIN CHAMPAGNE-ARDENNE /
1, PLACE MUSEUX 51100 REIMS / TÉL 03 26 05 78 32 /

Exposition ouverte du mardi au dimanche de 14h00 à 18h00

Avec le soutien de l'Assiette Champenoise à Reims

Jan Kopp, Nowhere-lands, 2001

Cette exposition, dont le titre facétieux détourne un tube pop fameux, fait le constat d’une résurgence d’œuvres sonores dans la création plastique actuelle. Essentiellement composée d’œuvres récemment acquises par le Frac Champagne-Ardenne, l’exposition interroge les nouvelles règles de composition et les nouveaux modes de création aussi bien dans le domaine musical que dans celui de l’art contemporain.

Cette rencontre entre la musique et les arts visuels résulte souvent d’une réflexion sur la notion même d’objet d’art mais également sur les limites des institutions auxquelles ceux-ci sont destinés. Musées ou salles de concert conditionnent des formes d’art qui n’entendent pas rester figées. Ainsi, des musiciens tels que Céleste Boursier-Mougenot ou Carsten Nicolaï, sans jamais se départir de leurs propres recherches musicales investissent de façon volontaire et naturelle des lieux d’exposition.

Carsten Nicolaï, Wellenwanne, 2001

De grands artistes mènent également aujourd’hui une carrière de musicien : Par exemple, Christian Marclay, dont on verra bientôt un important projet autour de la collection du Musée de la Musique à Paris et qui dans une œuvre acquise cette année par le Frac Champagne-Ardenne, conjugue le reportage photo dans la lignée des graffitis de Brassaï, avec l’ « interdétermination » et l’ouverture musicale que John Cage a apporté à la création contemporaine. C’est également le cas du jeune artiste Davide Balula dont le travail remarquablement silencieux et poétique n’en est pas moins le fruit des recherches musicales qu’il mène en parallèle.

Christian Marclay, Graffiti Composition, 2002

Par ailleurs, d’autres artistes font des propositions qui questionnent de façon radicale et nouvelle la sculpture ou l’installation en tirant un parti inattendu des théories musicales les plus récentes. Ceal Floyer propose ainsi un dialogue entre installation sculpturale et technique du déphasage telle que Steve Reich a pu la définir et la développer.

Enfin, la musique est fortement liée à des contextes sociaux et culturels qui en font souvent la force. Caecilia Tripp dans sa relecture d’un texte de Gertrude Stein remet ainsi en perspective la créolisation de la culture afro-américaine au travers du rythme de la parole mais aussi de la musique hip-hop. Plus près de nous Danica Dakic dans un camp de réfugiés Roms au Kosovo utilise la musique comme un moteur de libération et de cristallisation des zones sombres de l’Histoire récente de l’Europe.

Davide Balula, Un air de fête, 2004

Sur une proposition de Laurence Hazout-Dreyfus, à partir du 12 janvier, une dizaine d’artistes du Pavillon du Palais de Tokyo, formation post-diplôme internationale, présenteront au Frac des œuvres inspirées de l’exposition et remettront en perspective les interrogations nées de ce dialogue entre arts plastiques et musique. Ce sera également l’occasion d’une nouvelle présence de jeunes artistes internationaux en Champagne-Ardenne.