frac champagne-ardenne
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le partenariat

Suite à de nombreux projets réalisés conjointement depuis l'exposition Pâris-Paris de Raymond Hains en 1987, le FRAC Champagne-Ardenne propose désormais chaque année, une exposition pensée spécifiquement pour le centre d'art contemporain Passages. Par ailleurs, Sans titre, 2011 de Dominique Blais, oeuvre appartenant à la collection du FRAC est également présentée de façon permanente dans ce lieu.

Avec le soutien de la ville de Troyes

passages nocturne

Exposition du 4 au 25 avril 2017

Activation du Kiosque électronique les 4, 11, 18 et 25 avril 2017 à partir de 19h00
Entrée libre

Le FRAC Champagne-Ardenne et le Centre d’art contemporain / Passages proposent une programmation de concerts et œuvres performatives dans les espaces du centre d’art, au sein d’une structure extrêmement singulière baptisée Le Kiosque électronique. Version contemporaine et nomade du kiosque à musique, cette boîte en verre a été conçue par Olivier Vadrot & Cocktail Designers comme une plateforme itinérante de concerts live. Le son n’est perçu que par le biais des casques rattachés au kiosque. Toujours contextuelle, chaque présentation du Kiosque électronique offre l’occasion d’une rencontre entre les musiciens, les performeurs et le public qui crée une situation tour à tour poétique, drôle ou absurde. Le Kiosque électronique donne lieu également à une expérience visuelle pour le visiteur qui n’est pas branché sur ce système d’amplification, celle du spectacle silencieux de l’interprétation des musiciens et l’éventail des comportements des auditeurs plongés dans une écoute à la fois individuelle et collective. Ce parallélépipède de verre et de métal — qui n’est pas sans rappeler la sculpture minimale — promet aux spectateurs et auditeurs des expériences visuelles et sonores inédites.

Pendant et entre les trois soirées d’activation du Kiosque électronique, les espaces vides du centre d’art se verront successivement emplis par la diffusion de pièces sonores réalisées par les artistes Guillaume Constantin, Pierre Paulin & Alexis Guillier et Mungo Thomson. Faisant écho à la présence fantomatique du public hors événement, celles-ci sont composées à partir d’un registre de sons interstitiels, clins d’œil aux musiques live ou enregistrées comme aux habillages sonores commerciaux, qui instaurent ici une attente délibérément étirée dans la perspective du prochain concert. Intitulée Day of Radiance, en écho à l’album Ambient 3 de Laaraji produit par Brian Eno en 1980 et en réponse au contexte nocturne des trois sessions live dans Le Kiosque électronique, cette programmation a été pensée par Anne-Lou Vicente et Raphaël Brunel, critiques d’art et commissaires d’exposition indépendants en charge de la plateforme curatoriale What You See Is What You Hear.

PROGRAMMATION DU KIOSQUE ÉLECTRONIQUE

Mardi 4 avril 2017 : Soirée programmée en collaboration avec le collectif Vapeur, Reims

Depuis peu sévit à Reims un collectif qui n’a pas froid aux yeux : remettre un peu de folie dans la ville des Rois, réunir les talents locaux et sortir du son cosmique via Bandcamp, tout un programme ! Ils s’appellent Bruit Fantôme, Sans Tord, Clap42, Slowglide, Puzupuzu et Shonen Bat, et ils comptent bien casser les murs de leurs chambres pour présenter leurs travaux au grand public (même si certains ont déjà franchi le pas). L’union fait la force comme on dit. On retrouve dans leurs productions des influences très warpiennes, ambient, industrielles.

Mardi 11 avril 2017 : Soirée programmée en collaboration avec la plateforme curatoriale What You See Is What You Hear

Créée en 2014 dans la lignée de la revue d’art contemporain sur le son VOLUME, la plateforme curatoriale What You See Is What You Hear poursuit son exploration des liens entre son et arts visuels jusque dans leurs marges, notamment sous forme d’éditions et d’expositions. Elle a été fondée et est dirigée par Anne-Lou Vicente et Raphaël Brunel, critiques d’art et commissaires d’exposition indépendants.

Mardi 18 avril 2017 : Soirée programmée en collaboration avec Césaré, Centre national de création musicale

Césaré est, depuis juillet 2006, l’un des six centres nationaux de création musicale répartis sur l’ensemble du territoire. Ses missions sont essentiellement liées à la création musicale et sonore. Césaré favorise l’émergence d’œuvres originales à la frontière des styles musicaux et des disciplines artistiques. À ce titre, Césaré est coproducteur d’un festival avec La Cartonnerie, et développe une politique de commandes, de résidences et de formations autour des nouveaux langages musicaux et des technologies audionumériques. Césaré se veut un lieu de rencontres entre les artistes et le public, ouvert au monde et sensible au moindre frémissement de la création.

19h00 : Ahmed Amine Ben Feguira (Oud, machines) / SolO Oud biO
Ahmed Amine est un jeune musicien très actif. De ses différentes collaborations musicales (musique traditionnelle, jazz et musique contemporaine) à l'enseignement en passant par un parcours universitaire en musicologie, il multiplie les expériences et les rencontres depuis 2009 armé de son oud, avide de nouvelles collaborations pour enrichir sa pratique instrumentale.
SolO Oud biO représente la facette expérimentale de son travail, une musique libre où les sonorités maquamiques et modales du oud côtoient des ambiances contemplatives.

20h00 : Philippe Le Goff (Arctic remix) / Timequake, Plan Séquence, Icequake
Le « Field Recording », en français enregistrement de terrain, est né avec les premières machines à capter le son, elles-mêmes arrivées presque simultanément avec celles qui capturaient l’image. Anthropologues, ethnologues, reporters en tous genres ont tout de suite compris l’intérêt de ces machines à saisir le réel et les ont menées de par le monde, pour recueillir les traces sonores de la nature autant que de l’humanité.  Aujourd’hui, le « Field Recording » est quasiment un genre « musical », qui nous donne à écouter le monde dans son plus simple appareil, avec pas ou peu d’emphase, mais jouant de points de vue différents, la captation du réel n’est jamais le réel…
Incessant voyageur de l’Arctique, du Groenland à l’Alaska, Philippe Le Goff remixe en live des enregistrements de terrains et des pièces composées tout au long de ces dernières décennies, en y ajoutant quelques touches…

21h00 : Blaster Kassandra (a.k.a Mauricio Meza) (Guitare préparée et machines) / An Instrument In Your Hands...
Blaster Kassandra est un projet de performance-noise immersif conduit par Mauricio Meza. Le cœur du travail de cet artiste sonore mexicain vivant à Reims est multiforme, il embrasse  la composition, l'improvisation, la performance, le « Field Recording » et les arts numériques.
Mauricio Meza compose des pièces à destination d’ensembles de musique contemporaine tant professionnels qu'amateurs, ainsi que pour de grands orchestres et des lieux d'exposition. Son écriture mélange partitions instrumentales, musique électroacoustique et installations interactives.
Au sein du Kiosque Electronique, Blaster Kassandra compresse son mur de son dans An Instrument In Your Hands..., une performance musicale improvisée réalisée à partir d'une guitare préparée et de machines.

Informations pratiques :

Centre d’art contemporain Passages
9, rue Jeanne d’Arc
F - 10000 Troyes
T : +33 (0)3 25 73 28 27
www.cac-passages.com

jagna ciuchta / silver cover

Avec la participation de Eva Barto, Éléonore Cheneau, Céline Vaché-Olivieri et France Valliccioni

Exposition du 5 février au 25 mars 2016
Vernissage le jeudi 4 février 2016 à 18h30, en présence de l'artiste

Commissaire de l’exposition : Antoine Marchand

Jagna Ciuchta (née en 1977 à Nowy Dwor Mazowiecki, Pologne ; vit et travaille à Paris) développe une pratique protéiforme et processuelle, liée au statut même de l’exposition. Elle traite tant des formes qui servent à la représentation d’œuvres d’art – comme le display ou la documentation – que de la question d'autorité inhérente à une exposition produite dans un contexte donné. Elle mêle ces différentes problématiques dans ses expositions, où des mises en scènes originales accueillent des photographies de displays d’expositions vides, des fragments d’expositions passées ou des œuvres réalisées par d’autres artistes. Jagna Ciuchta invite ainsi régulièrement des artistes à participer à ses expositions, selon des protocoles de collaboration spécifiques. Cela crée des situations d’exposition qui sont à la fois collectives et individuelles, situations d’appropriation et de partage, où Jagna Ciuchta revêt un masque de commissaire, de scénographe, voire s’empare du rôle de l’institution elle-même.

Invitée par le FRAC Champagne-Ardenne à proposer une exposition au centre d’art contemporain Passages, Jagna Ciuchta propose un projet inédit, qui prend pour origine les œuvres de la collection du FRAC. Ce sera la première fois que l’artiste s’infiltrera dans une collection, amenant le visiteur à s’interroger sur le statut de l’œuvre d’art, les notions d’originalité et de signature, de représentation, de faux ou de copie…

En amont de l’exposition, Jagna Ciuchta sera en résidence à Passages, à l’invitation du FRAC Champagne-Ardenne ; une résidence croisée qui lui permettra de travailler directement dans les espaces du centre d’art, afin de créer une installation qui réponde à la spécificité de ce lieu.

Centre d’art contemporain Passages
9, rue Jeanne d’Arc
F - 10000 Troyes
T : +33 (0)3 25 73 28 27
www.cac-passages.com

Exposition ouverte du lundi au vendredi, de 12h00 à 18h00
Entrée libre

hélène agofroy / 27m2

Exposition du 28 novembre 2014 au 23 janvier 2015
Vernissage le jeudi 27 novembre 2014 à 18h30, en présence de l'artiste

Commissaire de l’exposition : Florence Derieux

À l’invitation du centre d’art contemporain Passages, le FRAC Champagne-Ardenne a convié l’artiste d’origine troyenne Hélène Agofroy à y présenter une exposition monographique, où sera notamment présenté son dernier film.

Au début des années 1980, Hélène Agofroy (née en 1953 à Troyes ; vit et travaille à Paris) entreprend une œuvre de sculpteur au sein de laquelle elle articule des formes géométriques faisant écho aux figures complexes qui construisent l’espace de la peinture de la Renaissance. Son intérêt pour la peinture et les enjeux du système perspectif ancre d’emblée son travail dans une réflexion sur les relations entre l’espace réel et concret de l’expérience et celui de la représentation, abstrait et culturel. Explorant les passages du plan au volume, les œuvres de cette période usent de procédures minimalistes et de la sérialité, la répétition, la variation de structures élémentaires et s’offrent à l’expérience du spectateur.

Dans les années 1990, son champ de référence s’élargit aux domaines de l’image et des signes. Le rapport à l’espace gagne celui de la présentation des œuvres. Les moyens se démultiplient ; peinture, installation, photographie, vidéo, textes, participent désormais de l’œuvre. L’artiste reste cependant attachée à l’idée de la forme, à la manière dont elle se constitue au sein d’un travail plastique et dont elle est identifiée par le spectateur selon le contexte où elle se donne à voir.

L’exposition au centre d’art contemporain Passages réunira le film Arrangements (2012) et l’installation Home-Scape (2005). Le premier suit les transformations d’une petite maison tout au long du 20e siècle jusqu’à aujourd’hui. Entièrement réalisé en studio, il place la notion de décor au centre des interrogations autobiographiques et de l’Histoire. Hélène Agofroy a vécu jusqu’à l’adolescence en face de l’usine à laquelle la maison était accolée. De ces souvenirs, elle a extrait un élément, le seul qui ait survécu à la fin de l’industrie textile : cette petite construction, maintenant déplacée au pied de terrains de tennis, sorte de « maison-témoin » du passage de l’industrie aux loisirs. Quant à Home-Scape, compilation d’archives consultables, elle rend compte du projet participatif Home-Made (2003) : une enveloppe contenant la maquette en carton de la maison évoquée plus haut était ainsi donnée à chaque participant, qui l’emportait dans ses voyages. Il était ensuite invité à la construire et à la positionner dans des lieux ou des situations de son choix, documentant son action par des photos ou vidéo postées sur le site internet dédié.

Avec le soutien de la Maison de Champagne Chassenay d'Arce

Remerciements : Centre national des arts plastiques (CNAP) - Ministère de la Culture et de la Communication, Paris

Informations pratiques :

Centre d’art contemporain Passages
9, rue Jeanne d’Arc
F - 10000 Troyes
T : +33 (0)3 25 73 28 27
www.cac-passages.com

Exposition ouverte du lundi au samedi, de 14h00 à 18h00. Entrée libre

adams x burr x coplans x cordebard x de cointet x craven x dheurle x durham x filliou x fontcuberta x general idea x hains x hains x hains x kasten x majerus x majerus x rondeau x wall x welling

Une exposition de Gavillet & Rust, conçue et réalisée à partir de la collection du FRAC Champagne-Ardenne, dans le cadre des Pléiades - 30 ans des FRAC.

Exposition du 13 décembre 2013 au 7 février 2014
Vernissage le jeudi 12 décembre 2013 à 18h30


Une sélection d’affiches sera également visible dans l’espace public troyen, du 10 au 17 décembre 2013.

À l’invitation du FRAC Champagne-Ardenne, le studio de design graphique Gavillet & Rust, responsable depuis 2008 de l’identité graphique du FRAC, a conçu un dispositif inédit de présentation de sa collection. Ainsi invités à écrire leur propre récit, ils ont abordé la question de manière singulière, en appliquant à la collection les codes et systèmes qu’ils manient dans leur pratique quotidienne du graphisme. Plutôt que de s’atteler à un display « classique » d’œuvres, c’est à la représentation de celles-ci qu’ils se sont intéressés. Une vingtaine de visuels ont été sélectionnés, permettant de multiples combinaisons via un étonnant jeu d’impressions et de surimpressions en sérigraphie. Aucune irrévérence dans cet exercice, mais un plaisir certain à s’emparer d’images au « potentiel graphique » indéniable, à les superposer, les confronter, les recadrer...

Le studio de design graphique Gavillet & Rust intervient dans les milieux culturels et commerciaux, en se concentrant particulièrement sur le design éditorial et sur la création de logos. Leurs travaux récents incluent l’identité visuelle de la 54e Biennale de Venise, le graphisme de catalogues du Centre Pompidou à Paris, l’identité visuelle du label Roc Nation créé par le rappeur Jay-Z et et la direction artistique des éditions JRP|Ringier depuis 2004.  La charte graphique du FRAC Champagne-Ardenne a été totalement repensée par Gavillet & Rust en 2008 à partir d’une réflexion autour d’une police de caractère moderniste suisse et de la réalisation des imprimés évoquant lepatrimoine graphique de la région Champagne-Ardenne.

Parallèlement à l’exposition, une table ronde autour du travail de Gavillet & Rust est organisée le jeudi 12 décembre 2013 après-midi à l’École Supérieure de Design de Troyes.

Cette exposition est une coproduction du Centre National des Arts Plastiques et du FRAC Champagne-Ardenne et est réalisée avec le soutien de la Ville de Troyes.

Centre d’art contemporain Passages
9, rue Jeanne d’Arc 
10000 Troyes

on ne peut régner innocemment

Oeuvres de Francis Alys, Dara Birnbaum, Jordi Colomer, Jimmie Durham, Latifa Echakhch, Ruth Ewan, Robert Filliou, Felix Gonzalez-Torres, Pierre Huyghe, Ciprian Muresan, Philippe Parreno, Jozef Robakowski

Exposition du 29 juin au 28 septembre 2012
Vernissage le jeudi 28 juin 2012 à partir de 19h00

Commissaire de l'exposition : Antoine Marchand

À l’invitation du centre d’art contemporain Passages, le FRAC Champagne-Ardenne a conçu une exposition dans laquelle sont principalement réunies des œuvres appartenant à sa collection, mais également des œuvres produites spécialement à cette occasion, ainsi que des emprunts à d’autres institutions.

En écho à la situation politique et économique actuelle et aux nombreux mouvements de contestation qui émergent depuis quelques mois de par le monde, l’exposition On ne peut régner innocemment réunit un ensemble d’œuvres qui abordent les questions de l’engagement et de la protestation, et notamment la manière dont les artistes s’emparent de ces formes dans leur travail, qu’ils les détournent pour en proposer une relecture toute personnelle, s’attachent au contraire à rester au plus près de l’évènement, s’intéressent à l’actualité la plus brûlante ou reviennent sur des évènements historiques.

Ainsi de Ciprian Muresan, qui se penche sur la crise actuelle, mais par un biais détourné qui rend son propos encore plus grinçant et percutant. Francis Alÿs revient sur un évènement politique d’importance survenu à Mexico en 1968, alors que Józef Robakowski offre un témoignage sur la fin des régimes communistes en Europe de l’Est, à travers un film réunissant des images captées durant plus de vingt ans, collecte de fragments du quotidien aussi rare que précieuse. Quant à Felix Gonzalez-Torres, il revient sur la situation politique et sociale aux États-Unis dans les années 1980.

Robert Filliou dénonce, lui, les constructions imaginaires que sont en réalité les frontières nationales. Creusant le même sillon, Jimmie Durham, militant de longue date de la cause indienne, se propose de marquer le centre du monde à Reims, manifeste aussi poétique qu’utopique pour une conception nomade du monde.

C’est un manifeste d’une toute autre nature que propose Philippe Parreno, réminiscence des slogans utopiques des années 1960, tandis que la manifestation organisée par Pierre Huyghe cherche à questionner l’espace social d’un grand centre urbain. Jordi Colomer, avec ses Anarchitekton, s’interroge lui aussi sur l’espace social de grandes mégalopoles telles que Barcelone, Bucarest, Osaka ou Brasilia, inventant de nouvelles lectures de la réalité urbaine, tout en faisant écho aux théories de Malevitch ou de Gordon Matta-Clark.

Latifa Echakhch et Dara Birnbaum documentent, à leur manière, des rassemblements populaires, à Paris pour la première et sur le campus universitaire de Princeton pour la seconde. Enfin, Ruth Ewan revient sur un moment particulier de l’Histoire française, l’abandon du calendrier grégorien, le 5 octobre 1793, en faveur d’un modèle complètement nouveau, baptisé « calendrier français républicain ». Le titre de l’exposition fait d’ailleurs référence à un texte de St Just, prononcé le 13 novembre 1792, à propos du jugement de Louis XVI.

Remerciements : Centre national des arts plastiques (CNAP) – ministère de la Culture et de la Communication, Paris ; Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris ; FRAC Lorraine, Metz ; galerie Michel Rein, Paris.

Centre d'art contemporain Passages
9, rue Jeanne d'Arc
10000 Troyes

storytellers

Oeuvres de Jeremiah Day, Tacita Dean, Marcelline Delbecq, Willie Doherty, Lothar Hempel, Matthew Day Jackson, Cameron Jamie, Glenn Ligon, Raymond Pettibon, Bernhard Rüdiger, Wilhelm Sasnal, Catherine Sullivan, Luca Vitone, Tris Vonna-Michell

Exposition du 26 novembre 2010 au 5 février 2011
Vernissage le jeudi 25 novembre à partir de 18h30, en présence des artistes

Commissaire de l'exposition : Antoine Marchand

Marcelline Delbecq et Jeremiah Day réaliseront une performance le soir du vernissage.

Visite guidée pour les Amis du FRAC par Antoine Marchand, commissaire de l'exposition : samedi 29 janvier 2011 à 14h00

À l’invitation du centre d’art contemporain Passages, le FRAC Champagne-Ardenne a conçu une exposition dans laquelle sont principalement réunies des œuvres appartenant à sa collection, mais également à d'autres collections, publiques et privées, ainsi que des performances qui seront présentées par certains des artistes le soir du vernissage de l’exposition.

Le « storytelling », ou l’art de raconter des histoires. Cet anglicisme, entré ces dernières années dans le langage courant, qualifie notamment la manière dont les hommes politiques orientent aujourd’hui leurs discours pour mieux manipuler l’opinion publique. Toutefois, bien avant d’être une « arme de distraction massive », le « storytelling » trouve son origine dans une tradition ancestrale de la transmission par voie orale, bien antérieure à l’invention de l’écriture. Un des exemples les plus emblématiques de ce mode de communication et d’échange trouve sa source en Afrique, où les conteurs déclamaient la vie de leur tribu au travers d’histoires mêlant allégrement fiction et réalité. Cette tradition a ensuite perduré chez les esclaves noirs américains, qui trouvaient dans ces récits un moyen d’évasion et de résistance face à leurs conditions de vie dramatiques.

Les différents artistes réunis dans l’exposition Storytellers ne s’inscrivent pas nécessairement dans une tradition de l’oralité. Néanmoins, entre mythologie personnelle, relecture d’évènements historiques ou récit d’anticipation, ils cherchent tous à stimuler notre imaginaire par une amorce de narration, ouvrant ainsi une multitude de possibles.

Centre d’art contemporain Passages
9, rue Jeanne d’Arc
10 000 Troyes

l'avenir d'une illusion

Oeuvres de Christian Andersson, Davide Balula, Nicolas Boulard, Benoît Broisat, Claude Closky, Willem Cole, Sébastien Gouju, Harold Guérin, Raymond Hains, Alain Jacquet, Philippe Mayaux, Laurent Montaron, João Penalva, Bruno Perramant, Uri Tzaig

Exposition du 18 septembre au 30 octobre 2009
Vernissage le 17 septembre 2009 à 18h00, en présence des artistes

Commissaire de l'exposition: Florence Derieux

À l'invitation du centre d'art contemporain Passages, le FRAC Champagne-Ardenne a conçu une exposition dans laquelle sont réunies des œuvres de sa collection réalisées par des artistes de générations et de nationalités différentes ainsi que des œuvres produites spécialement à cette  occasion par un jeune artiste lorrain ayant été récemment invité à travailler en Région dans le cadre de la résidence d'artistes interrégionale des Frac du Grand Est.

L'exposition explore la question de la perception. Partant d'un constat - chacun des sens humains peut être trompé, que ce soit de manière objective (illusion d'optique) ou subjective (différence ou absence de perception, désir de croire...) - elle réunit des œuvres qui, toutes, produisent une illusion. Nous percevons en effet par les sens, mais également par l'esprit ; nous percevons donc en fonction des stéréotypes que nous avons en mémoire. La notion de perception est d'ailleurs appréhendée, en psychologie, comme le processus de recueil et de traitement de l'information sensorielle. Ainsi, une perception déformée d'un sens constitue une illusion. L'expérimentation permet de la révéler. Pourtant, c'est bien souvent l'illusion qui, nous confrontant soudainement à une réalité « à plusieurs entrées », nous amène à considérer et à imaginer d'autres possibles. C'est cette dimension que L'avenir d'une illusion se propose d'explorer.

Prenant pour titre celui d'un ouvrage du célèbre psychanalyste autrichien Sigmund Freud publié en 1927 cette exposition rassemble un corpus d'œuvres très hétérogènes, mais qui ont toutes en commun de mettre en doute nos convictions les plus intimes. Ainsi, certains artistes, tels Christian Andersson ou Harold Guérin, jouent sur les illusions d'optique pour mieux nous tromper. D'autres encore, à l'instar de Benoît Broisat, s'approprient des effets spéciaux résolument « lowtech» qui  modifient notre perception, pour paradoxalement nous confronter à la réalité du conflit afghan. Chez Sébastien Gouju, c'est par le détournement d'éléments familiers que s'opère ce trouble de la perception. Ces illusions peuvent également résulter de savants jeux d'échelle et prendre des formes pour le moins psychédéliques - le Jupiter Donut en orbite d'Alain Jacquet - ou beaucoup plus poétiques, avec l'installation silencieuse de Davide Balula. Autant de propositions troublantes qui s'appréhendent par l'expérimentation et la confrontation directe avec les œuvres et mettent à mal nos certitudes.

Centre d'art contemporain Passages
9, rue Jeanne d'Arc
10 000 Troyes