frac champagne-ardenne
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les 30 ans

30 expositions - 30 lieux - 30 partenaires

Entre 2012 et 2014, afin de célébrer l’anniversaire de la création des FRAC en France (1982) et celle du FRAC Champagne-Ardenne (1984), celui-ci présente 30 manifestations conçues en collaboration avec 30 lieux partenaires, localisés sur l’ensemble du territoire de la région Champagne-Ardenne. L’ambition de ce projet est, tout à la fois, de faire connaître le FRAC, son fonctionnement et ses missions, et de présenter des œuvres contemporaines exemplaires et particulièrement représentatives des développements artistiques actuels.

Il s’agit également d’associer l’ensemble des acteurs culturels régionaux en dessinant une carte artistique de la Champagne-Ardenne. Ces collaborations permettront non seulement de diffuser très largement la collection du FRAC, mais également de mettre en valeur le rôle majeur des institutions culturelles de la région ainsi que l’étendue de son patrimoine.



arrow link “30 ans, 30 lieux, 30 expositions…”, L’Union du dimanche, 11 mars 2012
arrow link "Les 30 ans des FRAC", Reflets Actuels, mars-avril 2012
arrow link ''Expositions - 30 ans des FRAC, un anniversaire fracassant '', L’hebdo du vendredi, 30 mars 2012
arrow link "Les 30 ans des Frac : le temps de la maturité, des chefs d’oeuvre et de nouveaux bâtiments signés par les plus grands architectes", Artinfo, 16 mai 2012

on ne peut régner innocemment

Oeuvres de Francis Alys, Dara Birnbaum, Jordi Colomer, Jimmie Durham, Latifa Echakhch, Ruth Ewan, Robert Filliou, Felix Gonzalez-Torres, Pierre Huyghe, Ciprian Muresan, Philippe Parreno, Jozef Robakowski

Du 29 juin au 28 juillet et du 3 au 28 septembre 2012
Vernissage le jeudi 28 juin à partir de 18h30

Centre d'art contemporain Passages
9, rue Jeanne d'Arc
10000 Troyes

Commissaire de l'exposition : Antoine Marchand

À l’invitation du centre d’art contemporain Passages, le FRAC Champagne-Ardenne a conçu une exposition dans laquelle sont principalement réunies des œuvres appartenant à sa collection, mais également des œuvres produites spécialement à cette occasion, ainsi que des emprunts à d’autres institutions.

En écho à la situation politique et économique actuelle et aux nombreux mouvements de contestation qui émergent depuis quelques mois de par le monde, l’exposition On ne peut régner innocemment réunit un ensemble d’œuvres qui abordent les questions de l’engagement et de la protestation, et notamment la manière dont les artistes s’emparent de ces formes dans leur travail, qu’ils les détournent pour en proposer une relecture toute personnelle, s’attachent au contraire à rester au plus près de l’évènement, s’intéressent à l’actualité la plus brûlante ou reviennent sur des évènements historiques.

Ainsi de Ciprian Muresan, qui se penche sur la crise actuelle, mais par un biais détourné qui rend son propos encore plus grinçant et percutant. Francis Alÿs revient sur un évènement politique d’importance survenu à Mexico en 1968, alors que Józef Robakowski offre un témoignage sur la fin des régimes communistes en Europe de l’Est, à travers un film réunissant des images captées durant plus de vingt ans, collecte de fragments du quotidien aussi rare que précieuse. Quant à Felix Gonzalez-Torres, il revient sur la situation politique et sociale aux États-Unis dans les années 1980.

Robert Filliou dénonce, lui, les constructions imaginaires que sont en réalité les frontières nationales. Creusant le même sillon, Jimmie Durham, militant de longue date de la cause indienne, se propose de marquer le centre du monde à Reims, manifeste aussi poétique qu’utopique pour une conception nomade du monde.

C’est un manifeste d’une toute autre nature que propose Philippe Parreno, réminiscence des slogans utopiques des années 1960, tandis que la manifestation organisée par Pierre Huyghe cherche à questionner l’espace social d’un grand centre urbain. Jordi Colomer, avec ses Anarchitekton, s’interroge lui aussi sur l’espace social de grandes mégalopoles telles que Barcelone, Bucarest, Osaka ou Brasilia, inventant de nouvelles lectures de la réalité urbaine, tout en faisant écho aux théories de Malevitch ou de Gordon Matta-Clark.

Latifa Echakhch et Dara Birnbaum documentent, à leur manière, des rassemblements populaires, à Paris pour la première et sur le campus universitaire de Princeton pour la seconde. Enfin, Ruth Ewan revient sur un moment particulier de l’Histoire française, l’abandon du calendrier grégorien, le 5 octobre 1793, en faveur d’un modèle complètement nouveau, baptisé « calendrier français républicain ». Le titre de l’exposition fait d’ailleurs référence à un texte de St Just, prononcé le 13 novembre 1792, à propos du jugement de Louis XVI.

Remerciements : Centre national des arts plastiques (CNAP) – ministère de la Culture et de la Communication, Paris ; Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris ; FRAC Lorraine, Metz ; galerie Michel Rein, Paris.

musique des images

Oeuvres de Davide Balula, Céleste Boursier-Mougenot, Erik Dietman, Ceal Floyer, Isabelle Giovacchini, Christian Marclay, Laurent Montaron, Carsten Nicolai, Emilie Pitoiset, Lidwine Prolonge, Jean-Philippe Roux

En parallèle de l'exposition, l'oeuvre de Marceline Delbecq Oblivion est présentée à la librairie L'attente, l'oubli de Saint-Dizier.

Du 14 avril au 13 mai 2012
Vernissage le vendredi 13 avril 2012 à 18h00

Espace Camille Claudel
9, avenue de la République
52100 Saint-Dizier

L’exposition Musique des images rassemble des œuvres de la collection du FRAC Champagne-Ardenne qui ont toutes en commun de tisser des liens avec la sphère musicale, entre hommage, appropriation, détournement ou relecture.

Souvent silencieuses, l’élément sonore ne s’inscrit dans les œuvres présentées que par le biais de la mémoire collective ou intime qu’elles réactivent. Ainsi, Mute Juke Box de Lidwine Prolonge dévoile pudiquement l’intimité musicale de nos adolescences tandis qu’Un air de fête de Davide Balula évoque, non sans une certaine mélancolie, l’univers de l’enfance. Avec Emilie Pitoiset, au contraire, c’est la rage et l’énergie du rock qui se confrontent violemment à la difficulté de tout apprentissage.

Le silence se retrouve dans la radio rendue muette par Erik Dietman ou dans la liste de dates de concerts supposés de Jean-Philippe Roux, dont le public est constitué par les seuls cailloux que l’affiche nous montre. Enfin, entre art et design, Laurent Montaron utilise un simple sifflement pour évoquer l’effacement progressif de la mémoire..., à moins que des paroles incontrôlées, enregistrées par l’artiste lors de notre sommeil, ne viennent en rappeler la trace.

Pour d’autres artistes c’est la dimension quasi scientifique du son qui importe, à l’instar de Céleste Boursier Mougenot et de Carsten Nicolai, dont les œuvres jouent de la dimension vibratoire des ondes sonores pour créer des images hypnotiques et fascinantes. En l’absence d’un DJ, les platines de Ceal Floyer, dans une boucle infinie, font se rejoindre musiques minimales, rythmes et mathématiques.

Isabelle Giovacchini, quant à elle, se réapproprie une partition d’Arvo Pärt qu’elle modifie subtilement pour en transformer le statut, rappelant que la musique est d’abord une écriture visuelle. Enfin, avec ses Graffiti Composition, réalisées à partir de simples partitions vierges affichées sur les murs de Berlin et offertes à l’imagination de ses habitants, Christian Marclay joue lui aussi de cette dimension graphique de la notation musicale. L’interprétation de ces partitions précaires par un groupe de rock expérimental propose lui un moment d’improvisation et de liberté musicale, contrepoint parfait des images présentées dans l’exposition.

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à elle seule, la vie est une citation

Oeuvres de Tom Burr, Robert Filliou, Isabelle Giovacchini, Pierre Joseph, Helen Marten, Mathieu Mercier, Ciprian Muresan, Patrick Raynaud, Lili Reynaud Dewar, Caecilia Tripp

Du 24 mars au 6 mai 2012
Vernissage le vendredi 23 mars 2012 à 18h30

Chapelle des Jésuites
Rue Victoire de la Marne
F-52000 Chaumont

S’appuyant sur une tendance forte de l’art des trente dernières années, l’exposition À elle seule, la vie est une citation aborde la question de la citation. Qu’elles convoquent des références artistiques, littéraires ou bien encore musicales, les œuvres réunies ici font toutes appel à des créations antérieures. Certaines nous font par exemple voyager parmi des œuvres mythiques de l’histoire de l’art. Ainsi, Robert Filliou propose une variation autour de la Joconde, Mathieu Mercier convoque la figure de Piet Mondrian pour en offrir une vision toute personnelle, Ciprian Mureșan rejoue le saut dans le vide d’Yves Klein, offrant un constat implacable sur la fin des utopies et Jean-Pierre Raynaud s’empare de la peinture d’Ingres, revisitée d’une manière pour le moins postmoderne.

Il est par ailleurs d’autres artistes qui font appel à notre histoire culturelle commune, à l’instar de Lili Reynaud Dewar. Elle se penche en effet sur le mythique réalisateur allemand Rainer Werner Fassbinder, afin d’offrir une réflexion sur les relations de pouvoir qui s’établissent dans un groupe. Caecilia Tripp, elle, rejoue une œuvre de Gertrude Stein, tout en questionnant la place de la culture afro-américaine aux États-Unis. Isabelle Giovacchini revisite l’une des œuvres majeures d’Arvo Pärt. Chez Pierre Joseph, c’est une référence beaucoup plus populaire qui est manipulée, directement issue de l’univers onirique de Tim Burton. Quant à Tom Burr, il rend hommage à l’intellectuelle américaine Susan Sontag, et se saisit également de l’un des livres incontournables de la littérature américaine.

L’œuvre d’Helen Marten, enfin, revêt une importance toute particulière, le processus de travail de cette jeune artiste étant quasi-exclusivement constitué d’emprunts, citations et autres détournements qu’elle glane à mesure de ses recherches sur internet, sa principale source d’inspiration.

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arrow link "Art contemporain à la Chapelle", Le Journal de la Haute-Marne, 29 mars 2012

méandres

Oeuvres de Martin Boyce, Julien Carreyn, Andrew Dadson, Julien Discrit, Lothar Hempel, Silke Otto-Knapp, Apichatmong Weerasethakul

Du 17 mars au 19 mai 2012
Vernissage le vendredi 16 mars à 18h30

Centre culturel Pierre Tassin / Ancien Couvent des Récollectines
18, rue Etienne-Nicolas Méhul
F-08600 Givet

Les œuvres réunies dans l’exposition Méandres recèlent potentiellement en leur sein une multitude de sens et significations divers qui nous emmènent, au gré des tours et des détours de la pensée, vers des histoires et des paysages fantasmés.

Méandres présente des œuvres qui interrogent la notion de création et de disparition, de rêve et de réalité ou encore de passé et de présent.
A l’instar de la double projection vidéo de l’artiste canadien Andrew Dadson, cette exposition questionne une forme d’objectivité supposée de la représentation du monde, qui trouve un écho direct dans l’œuvre sur papier de l’artiste français Julien Discrit. La question de la temporalité est également centrale, comme le montre l’œuvre picturale de l’artiste allemande Silke Otto-Knapp ou les photographies et dessins de l’artiste français Julien Carreyn. L’échec des utopies transparait notamment dans le travail de l’Ecossais Martin Boyce et de l’Allemand Lothar Hempel. Tous ces artistes parviennent néanmoins, à l’image du Thaïlandais Apichatpong Weerasethakul, à créer à travers leurs œuvres un contexte psychologique entre conscience et rêverie qui nous amène à un changement de perspectives sur les réalités contemporaines et à imaginer notre propre rôle.

Cette exposition est réalisée avec le soutien du Groupe EDF (Délégation Régionale Champagne-Ardenne et le Centre Nucléaire de Production d'Electricité de Chooz) et de la Ville de Givet.

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arrow link "L'art contemporain s'invite en ville à partir de vendredi", L’Ardennais, Mardi 13 mars 2012
arrow link "Exposition Méandres : c'est de l'art ou du cochon?", L'Ardennais, Lundi 19 mars 2012
arrow link "L’exposition Méandres a ouvert ses portes", La semaine des Ardennes, 22 mars 2012

nicolas boulard, julie faure-brac, laurent montaron

Oeuvres de la collection du FRAC Champagne-Ardenne

Du 6 janvier au 24 août 2012

DRAC Champagne-Ardenne
3, Faubourg Saint-Antoine
F-51000 Châlons-en-Champagne